Un client qui corrige beaucoup n'est presque jamais un client difficile. C'est un client à qui on n'a pas posé les bonnes questions au début.
1 · À qui vend-il, précisément
Pas « les entreprises ». Le métier, la taille, la personne qui signe. Tant que cette réponse tient en une phrase floue, tout ce que vous écrirez sera flou.
2 · Qu'est-ce qu'il refuse de dire
C'est la question la plus rentable et personne ne la pose. Les sujets interdits, les concurrents à ne pas nommer, les positions qu'il ne tiendra jamais publiquement.
3 · Quels sont ses dix posts de référence
Choisis par lui, pas par vous. Ce sont eux qui définissent sa voix. La méthode d'extraction est la même que pour un fondateur seul : caler l'IA sur une voix.
4 · Quels mots il n'emploie jamais
Une liste d'interdits contraint mieux qu'une description de style. Notez-les, et passez chaque livrable dans le détecteur de contenu générique avant envoi.
5 · Qui valide, et en combien de temps
Un seul nom. Un délai. Sans ça, votre calendrier dépendra d'une chaîne de validation que vous découvrirez au pire moment.
6 · Quel est l'objectif à six mois
Recruter, lever, vendre une prestation, préparer une sortie : ce ne sont pas les mêmes contenus. Un objectif non dit devient un reproche trois mois plus tard.
7 · Comment saura-t-on que ça marche
Fixez l'indicateur avant de commencer, pas après. S'il n'est pas défini, le client jugera au nombre de likes, et vous perdrez cette discussion.
Sept questions, quarante minutes. C'est le meilleur retour sur temps investi de toute la prestation.
Et le profil
Avant d'écrire la première ligne, regardez sa page. Elle recevra tout le trafic que vous allez générer : l'audit de profil vous dit en deux minutes si elle est prête à le recevoir.